Les réparations de la ligne électrique de Romaine-3 et 4 ont coûté entre 25 et 30 M$
Les réparations de la ligne de transport électrique des centrales Romaine-3 et 4 auront coûté entre 25 et 30 millions de dollars, selon les estimations d’Hydro-Québec. À la mi-novembre, des épisodes de verglas successifs ont causé la mise à l’arrêt des centrales hydroélectriques. Une douzaine de câbles électriques avaient rompu et un pylône s’était effondré quelques semaines plus tard. La ligne a été remise en service et les centrales turbinent à nouveau depuis le 5 mars dernier. Les réparations se sont échelonnées sur 15 semaines. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Lambert Gagné-Coulombe La société d’État précise que les coûts sont notamment dus à l’éloignement du site où est survenu le bris, soit à 90 kilomètres du complexe de la Romaine. Un chemin d’accès temporaire a dû être dégagé afin de permettre à la machinerie lourde d’accéder au site. Les ponceaux et ponts qui ont été aménagés seront retirés avant la fonte des neiges, précise le porte-parole chez Hydro-Québec, Pascal Poinlane. En attendant que la route soit ouverte, des hélicoptères ont été utilisés pour le transport des travailleurs et des équipements. Entre 50 et 80 travailleurs ont été mobilisés pendant les travaux, rapporte Hydro-Québec. Des équipes ont également dû déglacer et inspecter un tronçon de cinq kilomètres de ligne électrique. (Photo d'archives) Photo : Hydro-Québec La société d’État ne compte pas modifier le tracé de la ligne électrique, Lors de la conception de la ligne, des experts ont identifié les secteurs les plus à risques face aux événements météorologiques, rapporte M. Poinlane. Hydro-Québec précise qu’elle investit environ un milliard et demi de dollars par année pour « Notre parc de production électrique peut tout à fait répondre à la demande sans pour autant avoir absolument besoin de la production électrique des centrales Romaine-3 et Romaine-4 », affirme le porte-parole pour Hydro-Québec, Pascal Poinlane. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada L’arrêt des deux centrales a occasionné des pertes de production d’environ 640 MW pendant plus de 2500 heures, estime l’analyste indépendant du secteur énergétique Jean-François Blain. C’est un peu plus d’un térawattheure, précise-t-il. Une telle perte de production a des répercussions importantes, selon lui. En décembre, pour des raisons écologiques, la société d’État a ouvert partiellement l’évacuateur de crue du barrage Romaine-3. Cette eau qui n’a pas été turbinée représente également de l’électricité perdue, alors que le niveau des réservoirs demeure bas, observe l’analyste. À l'heure actuelle, les réservoirs d'Hydro-Québec sont bas, rappelle Jean-François Blain. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Marie-Jeanne Dubreuil Selon lui, il est probable qu’Hydro-Québec ait remédié à cette perte en intensifiant la production à d’autres installations ou en achetant plus d’électricité que prévu. Selon lui, Hydro-Québec a réalisé les travaux dans un délai raisonnable tout en répondant à la demande hivernale. Des arrêts et des bris sont chose commune à travers le réseau, rappelle-t-il. L’arrêt des centrales Romaine-3 et 4 est un événement Si l’incident a retenu l’attention, c’est notamment à cause de l’âge de l’infrastructure. Romaine-3 a été mise en service en 2017 et Romaine-4, en 2022. Ça pose quand même la question Pour Jean-François Blain, ce constat dégage une leçon à retenir. Malgré le rehaussement des normes techniques et de résistance d’Hydro-Québec, le réseau hydroélectrique nécessitera plus de robustesse, car elles seront confrontées à des événements climatiques de plus en plus soudains et intenses dans l’avenir, avertit-il.
L'avancement des travaux était grandement dépendant des conditions météorologiques et notamment des conditions de vol des hélicoptères
, indique le porte-parole.
car on ne peut pas prédire à quel endroit exact un épisode de verglas extrême pourrait survenir
.On a joué avec la configuration pour en faire une ligne extrêmement robuste.
pérenniser
ses actifs de transport d’électricité.
Plusieurs pertes de revenus indirectes

Ces coûts additionnels s'ajoutent aux coûts de réparation qui ont été requis pour la remise en service de la ligne de transport
, argue-t-il. La société d’État devra fournir un bilan financier plus complet
pour cet incident, croit M. Blain.Des interventions régulières sur le réseau
Le lien direct à faire entre un problème quelque part et l’achat à l’étranger n’est pas si facile que ça à faire, sauf vraiment [en période de] pointe
, estime pour sa part le directeur scientifique de l'Institut de l'énergie Trottier, à Polytechnique Montréal, Normand Mousseau.Hydro-Québec gère ça de manière constante.
plus visible
, mais ce n'était pas plus important que d'autres bris qu'on a vus dans le passé
, affirme Normand Mousseau.Comment ça se fait qu'une ligne si neuve s’effondre?
.
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